18 novembre 2016

Maisons-Alfort : en politique mieux vaut un opposant offensif qu’un soutien amorphe

Le maire de Maisons-Alfort a pris parti pour son collègue Copé aux primaires de la droite et du centre.

Ce soutien fait suite à quelques renvois d’ascenseurs qui datent de la courte période où M. Copé présidait les destinées de feu l’UMP : un contrat chez Bygmalion à la mairie de Maisons-Alfort contre un strapontin à la direction du parti (voir ici). A moins, que ce qui réunit nos deux sommités de la pensée de la droite extrême au sein de ce nouveau parti " Les Républicains " soit l’appétence pour ce fameux et désormais médiatique mets de la viennoiserie nationale, le pain au chocolat.

La maire de Maisons-Alfort vient de distribuer à tous ses concitoyens sa bafouille de député. Il y exprime tout le bien qu’il pense de sa propre personne et tout le mal du Président et de son gouvernement. Logique. Ce qui l’est moins c’est le sort qu’il réserve à son ami Copé.
Dans son éditorial, il fait la publicité des primaires de la droite et du Centre avec force détails sur leur organisation sans oublier le conseil impérieux de prendre part à un scrutin fondamental pour l’alternance. Le problème est que le nom de son ami Copé n’est jamais cité. Donc, la populace ne saura pas que le député de la circonscription vote pour le ci-devant député maire de Meaux qui siège à ses côtés sur les bancs de l’Assemblée Nationale où ils encadrent une blondasse, leur alter ego du Cannet. On l’a vu plus offensif.

Il est vrai qu’il paraît incongru de faire l’éloge d’un candidat qui, dans les sondages, a du mal à émerger au-dessus de la ligne de flottaison (pire que François Hollande) alors que, dans les mêmes colonnes, il n’arrête pas de fustiger le Président de la République.

Une attitude qu’on a déjà vu dans le passé lors des élections régionales de 2010 où le maire de Maisons-Alfort a brillé par son absence sur les marchés. Les tracts ventant la candidature de Valérie Pécresse étaient distribués avec parcimonie et du bout des doigts par les conseillers municipaux qu’il avait réquisitionnés pour faire le job. Il est vrai, qu’à l’époque, les sondages pour Valérie Pécresse étaient catastrophiques ce qu’a confirmé l’élection. (voir ici)

Il y a une tâche qu’il accomplit avec une maestria et un savoir-faire à nul autre pareil : prendre la pose derrière son mentor lorsqu’une caméra pointe le bout de son objectif. Parmi les cameramen, on dit même que ce « jovial dégarni » (un sobriquet qui date d’un voyage en Chine en 2008 du Président Sarkozy, voir ici ) est une mire inégalée pour faire le point.

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