22 décembre 2006

Le Maire et les commerçants

Triste confirmation d'un pouvoir solitaire.
Dans cette pauvre histoire, la décision d'un Maire,
Et du FN unis, incitent, qui l'eut cru,
De braves commerçants à descendre dans la rue.

Un Maire à Alfort, lassé de retrouver
Un marché populaire aux portes de sa cité,
Décida de son chef qu'il en serait fini
Des quidams basanés qu'on voit tous les lundis.
Pour la population, qu'il soit une aventure
De chercher sa pitance, le Maire n'en a cure.
De sa plus belle plume auprès de la police,
Il demande un appui, redoutant des sévices
Car pour un commerçant, qu'un Maire libéral
Vous prive d'un emploi, ça ce n'est pas banal.
- Agir en va-t-en guerre ? Loin de nous cette idée.
Mieux vaut la médiation, allons voir le Préfet ?
Alors, les expulsés montrent que hors-la-loi,
La suite le dira, ne sont pas ceux qu'on croit.
Quand le Département " appelle l'attention ",
En mots diplomatiques, c'est tout comme un sermon.
Pour fermer un marché, avant faut discuter.
Le Maire pris en défaut doit donc s'exécuter.
L'assemblée ci nommée Conseil Municipal,
Réunie un beau soir, confirma tout le mal
Quand au moment du choix, on retrouva sans peine
L'union de gens dits biens et le front de la haine.
Pour la gauche plurielle, c'est la consternation
On supprime le marché, bien qu'elle ait voté non.
Privés de leur emploi, ignorés par le Maire,
Voilà des commerçants en lutte hebdomadaire
Car garder les lundis, l'étal à la maison,
C'est libérer du temps de manifestation.

 - Ici l'Etat c'est moi ! Clamait le roi Soleil.
Le Maire de notre cité veut faire tout pareil.
D'abord prince de Nectoux, maintenant député,
Sa tête, à tant enfler, se croit " emperruquée ".
Il ne tient plus qu'à vous, gens de Maisons-Alfort,
Que ce prince qui arrive, soit le prince qu'on sort.

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