26 novembre 2016

A Cambon, la patrie reconnaissante

On connaissait le « jovial dégarni », ci-devant maire de Maisons-Alfort, à présent voici « lou ravi de la bonne bouffe » son alter ego sur l’autre rive de la Marne. C’est la mine joufflue et le sourire repus que le poupin Cambon marque la pose avec quelques sénateurs de ses amis devant un panneau qui vante les mérites de « La communauté pour le bien manger ». Au moins ceux-là l’affichent clairement : ils vont à la soupe (Voir Cash Investigation vers 1h35).



Et ce n’est pas de tout repos pour ces ripailleurs convulsifs, ces stakhanovistes de la déglutition, ces forçats de la panse. Leur abnégation doit être louée. A l’heure où la mode est de taquiner modestement nos sucs digestifs, ils dégainent la fourchette et, couteau au clair, ils avancent bravement contre ces pisse-froid de la bouffe. Un dévouement tout à l’honneur de cette honorable institution qu’ils représentent dignement. Point d’Harpagon chez eux, au diable les pisse-vinaigres lorsqu’il s’agit d’avancer en rangs serrés et monter hardiment à la conquête du restaurant 3 étoiles du coin. Toutes les défenses sont balayées, sauf celle du porte-monnaie qu’ils délèguent courageusement à leur commandant émérite auquel ils vouent la plus grande considération. Une reconnaissance qu’il leur rend bien. Pour les récompenser de leur bravoure, chacun recevra un petit opuscule, une macédoine d’amendements, qu’ils ne manqueront pas de soumettre peu de temps après, en séance au Sénat. C'est vautrés dans l’hémicycle, le corps encore endolori et marqué par les stigmates de la dure épreuve qu’ils auront subi quelques heures auparavant, qu'ils engageront une 2ème bataille : une lutte sans merci contre la somnolence..

Pour ceux qui en doutaient, voilà un exemple de ce que peut produire les gens qui nous représentent. Gloire à eux. Là au moins, la Légion d’Honneur n’est pas usurpée. On revient aux origines : l’héroïsme devant l’ennemi, la Patrie reconnaissante. Fermez le ban !

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