11 juillet 2015

Maisons-Alfort : les Verts dans la majorité municipale ?

En général, lorsqu’on se présente à une élection municipale contre un maire installé depuis des lustres, c’est pour signifier que sa politique (éprouvée aussi depuis des lustres) ne convient pas et qu’on a mieux à proposer. Si on n’a pas obtenu le nombre de voix minimum pour avoir des élus, on s’en retourne la queue basse, sinon on essaie de représenter au mieux les électeurs qui vous ont fait confiance et qui, en vous donnant leur voix, ont montré leur opposition à l’édile qui monopolise tous les pouvoirs dans la ville.

C’est lors du vote du budget qu’on exprime le mieux son opposition à la politique de la majorité en même temps qu’on peut réaffirmer les options qu’on a défendues dans la campagne électorale.

Manifestement, l’unique élu Vert au Conseil Municipal a oublié combien il était critique envers la politique du maire pendant la campagne, en fait il a oublié ses électeurs : ses votes semblent obéir à quelques influences mystérieuses puisqu’en 2014, il s’est abstenu et en 2015 il a voté oui ce qui signifie clairement qu’il approuve la politique du maire. Il est vrai qu’il ne risque pas de rencontrer d’opposition dans son groupe. S’il existe des sujets où les décisions peuvent induire des votes discutables, quand on appartient à l’opposition, sur le budget, le vote doit être clair. L’abstention ne veut rien dire et le vote oui est une invite à faire partie de la majorité c’est-à-dire renier ses électeurs. Une démission serait plus appropriée.

Il y a pire dans le genre. Ce sont ces farfelus d’une liste citoyenne étiquetée divers gauche qui se sont présentés contre le maire en 2014. Ils croient encore que c’est le candidat qui représentait l’union de la gauche qui l’a emporté. Ou bien, ils se croient toujours en campagne. Il faudrait qu’une personne avisée (mais y en a-t-il dans leur entourage ?) leur explique que la campagne est finie, que le maire appartient à une droite extrême et que s’acharner contre le candidat de gauche signifie qu’on n’a rien à dire. Mais ça on le savait avant.


Un illustre président de la République a dit : « la politique, c’est un métier ». A la lumière de ces 2 exemples, on ne peut pas lui donner tort lorsqu’on voit de tels comportements qui relèvent surtout du folklore.

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