19 mai 2015

Saint-Maurice : le coming out de la conseillère municipale «d’opposition»

C’est un véritable séisme politique qui vient de frapper la ville. Patricia Richard, l’insignifiante conseillère municipale, vient de se faire remarquer dans la tribune du bulletin municipal de la ville réservée aux élus : elle annonce qu’elle quitte le groupe Saint Maurice Autrement pour, dit-elle, « exercer mon mandat en cohérence avec mes idées ». Le groupe, qui était constitué de 2 personnes, est donc réduit à une unité. Quand on sait que l’élément restant est un transfuge d’une association de droite de Maisons-Alfort, on se dit que les idées progressistes sont bien mal représentées à Saint-Maurice.


Dans cette affaire, le plus croquignol, c'est la raison qui a poussé cette élue à sortir de l’anonymat. C’est, dit-elle, parce qu’elle ne se reconnaît plus « dans une partie de l’équipe dirigeante de la Fédération du Parti Socialiste du Val-de-Marne ». Bigre ! Pourtant, depuis 2012 les hommes et les idées n’ont pas changé à la direction du Parti Socialiste du Val-de-Marne : c’est à droite toute avec son boulimique Premier Secrétaire, le toutou de Manuel Valls, qui cumule les mandats, les postes, les fonctions et tutti quanti. Une orientation qui lui a convenu jusqu’à présent et qui devrait être « en cohérence » avec sa supposée position nouvelle où, dit-elle, « le clivage droite-gauche est dépassé ».

Bien évidemment, c’est ailleurs qu’on doit trouver la véritable raison de ce qui n’est qu’un caprice d’une élue en délicatesse avec des convictions déjà bien chancelantes.

La période qui s’ouvre au PS est celle des candidatures. Il est probable qu’elle n’a pas obtenu l’assurance d’obtenir le poste ou bien l’investiture en rapport avec ses immenses qualités. Par exemple, on peut penser à une candidature en position éligible aux futures élections régionales. Mais il faut dire qu’elle serait en concurrence avec son ex-collègue et ex-patron (elle fut son assistante) de Charenton-le-Pont qui sévit au Conseil Régional depuis 2010. Il est hors de question de voir la circonscription de droite représentée par 2 élus ; les municipalités de gauche regorgent de valeureux postulants qui piaffent d’impatience. Quant à l’inamovible et perpétuel candidat à la mairie de Charenton-le-Pont, il a dû lui seriner une sempiternelle ritournelle bien en cours au PS et ailleurs : « j’y suis, j’y reste ».

Si sa qualité de femme lui avait permis de représenter le PS sur la circonscription à la dernière élection législative, il semble que, cette fois, son entregent n’a pas suffit.

Notre envoyée spéciale
Ruth de Travers

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