21 novembre 2012

Une absence mystérieuse

Nous devons l’avouer, nous étions inquiets. Le maire de Maisons-Alfort, soutien zélé de Copé aux élections pour la présidence de l’UMP, n’était pas sur la photo lors du 1er discours du vainqueur. Nous étions prêts à déposer un avis de disparition auprès de la police, voire écumer tous les hôpitaux de la région parisienne. Notre inquiétude était à son paroxysme. Rendez-vous compte ? A sa place, on nous avait fourgué un grand escogriffe au visage poupin, rougeoyant, une chevelure aussi dense que la forêt Noire qui dominait d’une tête tous les acolytes autour du lauréat. Mais point de notre ravi déplumé favori à l’horizon. La cata ! L’angoisse !

Heureusement, nos tourments allaient prendre fin le lendemain. Tel le phénix qui renait de ses cendres ou une Bernadette en extase devant l’Immaculée Conception, l’apparition tant espérée a mis fin à toutes nos inquiétudes. Lorsque Copé a convoqué les caméras pour annoncer dans un élan de sincérité, à montrer dans toutes les écoles de tartufferie, qu’il était prêt à confier une vice présidence à Fillon, son concurrent malheureux, qui voyait-on sur l’épaule gauche de Copé ? Le crâne déplumé, c’était lui ! L’homme au visage hilare de béatitude, c’était lui ! Lou ravi de l’UMP, c’était toujours lui !

Le naseau à hauteur du cou de son mentor pour bien lui faire sentir sa présence, il en faisait des tonnes le lascar pour se faire pardonner son absence de la veille. Quant à nous, observateurs, on attendait le bisou dans le cou.

Délaissé par Chirac, ignoré par Sarko, ce serait un comble que tant de flagornerie, de révérence et de servilité ne soit pas récompensé par un petit poste stratégique au sein de la nouvelle direction de l’UMP : secrétaire national en charge du cirage de pompes. Mais la concurrence y sera rude !


Jean Crock

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