20 octobre 2017

Maisons-Alfort : chronique d’un départ à la retraite haut de gamme

Après les largesses financières attribuées au maire démissionnaire (voir ici), le même jour, le Conseil Municipal a traité le cas de Madame Claudine PESQUÉ, sa Directrice Générale des Services, qui a annoncé devoir quitter le navire pour cause de départ en retraite.

En guise de cadeau, elle a demandé à la ville de lui payer 2 années de cours d’italien dans un organisme privé pour un montant de 3 000 euros. Le nouveau maire s’est exécuté ; 35 années au service de la ville à la direction des services valaient bien un ultime service en retour.

La délibération précise que tout cela obéit à une tradition qui vise à récompenser les responsables des services communaux. A ce tarif, on imagine l’étendue des services rendus.

Dans toute société, lors du départ en retraite d’un collaborateur il est d’usage de faire une quête auprès des membres du personnel, direction comprise, qui cotisent de leurs poches, le futur retraité offrant un pot qu’il paie de ses propres deniers. Il est probable qu’ici, tous les frais ont été pris en charge par la ville. Au diable l’avarice !

Traditionnellement, la ville chipote pour attribuer quelques dizaines d’euros à des gagne petit, des associations qui galèrent à longueur d’année. Ici c’est une autre dimension. L’argent des contribuables au service des petits (et gros cadeaux) de quelques-uns. Pourquoi se gênerait-on ?

Les membres de l’opposition au conseil municipal ne doivent plus savoir où ils habitent. Après s’être abstenus lors du vote concernant M. Herbillon, 2 membres de gauche se sont réveillés subitement pour voter contre oubliant de réveiller le 3ème qui a voté pour. Quant au vert qui a donné son accord, il a dû trouver que l’apprentissage de l’italien était une contribution à la cause écologique qu’il convenait d’encourager.

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